‹ Chefs-d'œuvre dramatiquesChapitre 307 sur 325 · ACTE IV, SCENE I. 42j · texte numérisé non relu

ACTE IV, SCENE I. 42j

îsaure, ce n'est plus rette douce langueur Qui nounissoit ensemble et consumoit mon cœur; (J'est un feu (lévorant que rien ne peut contraindre, Irrité des efforts (jue j'ai 'faits pour l'éteindre : C'est lui qui me soutient, et son fatal poison A ranimé mes s.-ns, eu tiouMant ma raison. Si je pouvois bannir Raoul de ma mémoire, Je sens que j'en mourrois en pleurant ma victoire. Je mau lis les vertus que je veux embrasser; Je déteste mon crime, et n'y puis renoncer.

ISAUnE.

Ali! revenez à vous; ces honteuses alarmes.., GABRIELLE, linterrompanl.

Que ne puis-je effacer, par de plus digues larmes,

La honte de ce> pleurs que je verse en ton sein !

Ah! remplis, par pitié, ton devoir inhumain!

Ose avec dureté me reprocher mon crime ;

Dis-moi que ton amie a perdu ton estime;

Redouble, aigris ma honte, afin de me guérir:

Ou revient d'une erreur à force d'en rougir.

Va, s'il est dans ces iieux, j)ortc à ce cœur fidèle

D'un éternel exil la sentence nwrtelle...

Mais adoucis les traits dont il faut l'accabler: Hclasl en le frappant, cherche à le con^rder; Dis-lui que ses malheurs font toute ma souffrance, Dis-lui que j'ordonnois et pleurois son absence. Quel emploi je te donne!... Ah 1 la seule amitié Sait joii:dre le courage à la tendre pitié!

[apercevant Cnncy.) V.T. Le voici... Fuyons.

426 GABKlELLt DE VhRGY.

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