ACTE II, SCÈNE XIF. 4i
(5e retenant, et diin œil [avec éclat. ) mystérieux. )
Seigneur, daignez du moins... voir encor votre fils.
I LUS, sans la ivgarder.
Va, je cours vers Azor, pour qu'il me soit remis.
z EL MI RE.
Azor n'a pas long-temps joui du diadème, llus; des inconnus l'ont immolé lui-même.
ILUS.
{à part.) {à Zelmire.) {à ^nténor.)
Le ciel est juste!... Tremble!... Est-ce vous qui régnez?
ANTÉNOR
Moi!... Du trône, seigneur, mes droits sont éloignés. Tl est à votre fils.
ILUS.
Non : sa mère cruelle L'acquit par des forfaits; mon fils n'attend rien d'elle, llion a pour lui des sujets vertueux; Par mes leçons un jour il sera digne d'eux. D'un amour paternel montrerols-je des marques, Lui donnant des sujets bourreaux de leurs monarques
ANTÉNOR
Seigneur...
ILUS, l'interrompant.
C'en est assez. Vous m'avez entendu.
Que dans ce même jour mon fils me soit rendu, Ou j'atteste les dieux que ma juste vengeance De Troie et de l'Asie armera la puissance;
4s ZELMIRE
Que vous m'allez revoir sur ce coupable bord Porter le fer, le feu, le carnage , et la mort; Détruire , anéantir tout ce climat barbare , Plus rempli de forfaits que le fond duTartare; Vos repaires sanglants qui vomirent au jour L'effroi de la natui*e et l'horreur de l'amour!
(// s'en va avec Euriale.)