SCÈNE III
G A B R I E L L L , D E Tj X G A R u I. s.
G ABRI ELLE, à part.
Cruel! dans ces climats conduit par la vengeauce,
Voilà de ton retour l'objet et l'espérance :
Et jiendaiit te combat peut-être la terreur
A parlé pour toi seul daus le fond de mon cœur...
Peut-être, d'un époux trahissant la mémoire ,
Je ne vois que tes jours sauvés par ta victoire...
[avec un sombre accablement.) O malheureux Fayell 0 crime! aflVeii\ leinoidl
Pour prix de ton amour, j'ai pu causer ta mort! Je suis doue parricide?... Ah! son ombre plaintive Poursuivra, l'œil en feu, son épouse craintive; Jusque dans les enfers il sera mou bourreau.
( avec éclat. ) Anéantis, grand Dieu ! dans la nuit du tombeau Cette coupable, hélas! que ta haine a formée Pour pei'cer en tout temps les cœurs qui l'ont aimée...
(voyant Fayel qu'on apporte blessé.) ■ Mais quel spectacle horrible effraie encor mes yeux? Mou époux expirant qu'on apporte en ces lieux !