‹ Chefs-d'œuvre dramatiquesChapitre 318 sur 325 · SCÈNE VL · texte numérisé non relu

SCÈNE VL

FAYEL, ALBÉRIC, gardes.

ALBÉRic, à Fayel.

Mais votre sang versé...

FAYEL, l'interrompant.

Les restes de ce sang.

Par la ra^e allumés, bouillonnent dans mon flanc: Il semble que soudain, de mon cœur élancées, Des flammes ont rempli mes veines épuisées. Va, je ne mourrai pas de ce coup incertain; Quand je serai vengé, je mourrai de ma main.

ALBÉRIC

Quel projet! Ahî vivez...

FAYEL, tinter rompant.

Je déteste la vie.

Il n'est plus au pouvoir de ce cœur en furie. Qui cherche le trépas, mais qui veut le donner. De survivre à l'ingrate, ou de lui pardonner.

( à part. ) Si le trône du monde eût été mon partage, Je ne l'aurois aimé que pour t'en faire hommage... Je te donne en pleurant la mort que je te doi... Que puis-je pour l'amour?... M'immoier après toi..

( à Albéric. ) Albéric, quand l'amour s'empara de mon ame, Je prévis cette fin de ma funeste flamme. Je ne sais quel effroi, quelle sombre douleur

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