SCÈNE I
EDOUARD, HAUCOIJRT, chevaliers anglam,
GARDES
ÉDO UAIID.
Klle est soumise enfin cette superbe ville! J'ai ployé sous le jouff son orgueil indocile, Et je puis dans son sein rassembler désormais Les foudres destinés aux rebelles Français. Les rives d'Albion, glorieuses, tranquilles, Pour nos fiers ennemis ne seront plus fertiles. Les vaisseaux ravisseurs, dans ce port recelés, Ne s'élanceront plus vers nos champs désolés. Qu'il m'est doux d'asservir cette illustre contrée! De mes nouveaux états c'est la plus digne entrée. C est d'ici que César, triomphant des Morins, Étonna l'Océan sous l'aigle des Romains, Et joignit aux Gaulois, par le droit de la guerre, Ces Bretons séparés du reste de la terre. C'est dans le même port que le roi des Anglais Réunit leur empire à l'empire français, il n'est plus aujourd'hui de mer qui les divise; Confondons pour jamais la Seine et la Tamise...
( à un chevalier. ) Vous, au sénat de Londre annoncez mes exploits :
Qu'il juge s'il préside aux triomphes des rois. ( à tous les chevaliers et aux gardes. )
Sortez tous.
{Les chevaliers et les gardes sortent , et Edouard retient Harcourt , qui faisait quelques pas pour sortir aussi. )