‹ Chefs-d'œuvre dramatiquesChapitre 110 sur 221 · PHI L.\ \ DRE · texte numérisé non relu

PHI L.\ \ DRE

Sire, des étrangers que le destin contraire A poursuivis long-temps...

LE ROI

Il ne m'importe guère. Tout ce qu'il vous plaira : laissez-moi seulement Faire à cette beauté mon petit compliment. Vous brillez seule en cette terre, Vous effacez la beauté de Vénus , Les roses de notre parterre Près de vous sont des gratte-culs.

( Toutes les fleurs s'en vont.)

PHIL.4NDRE.

Je tremble. Que veut-il par-là lui faire entendre ?

LE ROI

Uites-moi, ma dondon, avez-vous lecueur tendre? Étes-vous bien facile à vous laisser charmer ?

LU CELLE

Sire, cette demande a de quoi m'alarmer.

A connoitrc mon cu^ur quel .soin vous intéresse ?

LE ROI

Je cherche une beauté qui soit un peu tigresse. Je suis las que l'on vienne au-devant de mes vœux. Et je voudrois languir du moins un jour ou deux. Parlez, de cet effort vous .sentez-vous capable?

LUCbLLE.

Ail , soigneur! à i|iioi tend ce disuour> qui m'accable i*

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