PHI L.\ \ DRE
Sire, des étrangers que le destin contraire A poursuivis long-temps...
LE ROI
Il ne m'importe guère. Tout ce qu'il vous plaira : laissez-moi seulement Faire à cette beauté mon petit compliment. Vous brillez seule en cette terre, Vous effacez la beauté de Vénus , Les roses de notre parterre Près de vous sont des gratte-culs.
( Toutes les fleurs s'en vont.)
PHIL.4NDRE.
Je tremble. Que veut-il par-là lui faire entendre ?
LE ROI
Uites-moi, ma dondon, avez-vous lecueur tendre? Étes-vous bien facile à vous laisser charmer ?
LU CELLE
Sire, cette demande a de quoi m'alarmer.
A connoitrc mon cu^ur quel .soin vous intéresse ?
LE ROI
Je cherche une beauté qui soit un peu tigresse. Je suis las que l'on vienne au-devant de mes vœux. Et je voudrois languir du moins un jour ou deux. Parlez, de cet effort vous .sentez-vous capable?
LUCbLLE.
Ail , soigneur! à i|iioi tend ce disuour> qui m'accable i*