‹ Chefs-d'œuvre dramatiquesChapitre 114 sur 221 · SCÈNE I · texte numérisé non relu

SCÈNE I

ALQUIF, ZACORIN.

A LyUIF.

Qu'eu dis-tu, Zacoriu?

Z A COR IN

sans battre la campagne, Je dirai franchement que ce roi de Coca^jua A la tête un peu chaude , et n'entend pas raison. Mais voila cependant mon cher maître en prison.

ALQUIF.

Pour l'en faire sortir je sais ce qu'il faut faire, Et même ton secours m'y sera néce^aire.

ZACORIN.

Vous n'avez qu'à parler; servez-vous de mon bras Pour détrôner le roi, ravager ses états.

Comme diable tu vas! laisse là ta vaillance; Nous n avons pas besoin d'une telle vengeance. Le peuple élémentaire est déclaré jwur lui,

i'(6 LE ROI DE COCAGNE.

Et nous ne serions pas les plus torts aujourd'hui.

Je ne veux seulem.'nt (lue jouer nue pièce

A ce plaisant monarque, unique en son espèce.

Il s'agit de tirer ton maître de prison;

Je ferai que le roi perdra toute raison.

.)'ai parmi mes jovaus trouvé par aventure

Cette bague enchantée; elle est de la figure

De celle qui tantôt brilloit au doigt du roi;

Il >'y pourra tromper aisément.

Z A COR IN

Je le croi; Mr.is la difficulté, c'est de faire l'échange.

Il sf lave le,-; mains peut-être avant qu'il mange. Otant son diamant, pour ne le pas ternir. Il te le donnera dans ce romps à tenir. Et toi, siibsiitimnt cette bague à la place. Tu pourras...

Je comprends ce qii il faut que je fasse. Je sais escamuter, reposez-vous sur moi ; Mais sera-ce pmir moi le diamant du roi?

A L Qr I F.

ÎS'e t'embarrasse |)oint quel sera ton salaire, Et songe seulement à bien mener l'affaire.

zAconiN.

De vofiv diMm.int quel est donc le pouvoir?

Toi't 'inssitôt qu'au doigt le roi pourra l'avoir, il pordra la mémoire; une espèce d'ivresse

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