‹ Chefs-d'œuvre dramatiquesChapitre 12 sur 221 · BAZOCHE, LISETTE · texte numérisé non relu

BAZOCHE, LISETTE

BAZOCHE, à part.

Voilà ma conscience à présent en repos.

LISETTE

Peut-on avoir l'honneur de vous dire deux mots?

BAZOCHE

Plutôt quatre : tu sais que ma joie est extrême Lorsque je t'entretiens, et que toujours je t'aime.

LISETTE

Si vous m'aimez, voici le temps de l'éprouver. Il faut... Mais je ne sais si je dois achever.

BAZOCHE

Parle. Est-ce la pudeur qui te ferme la bouche?

Te repentirois-tu d'avoir été farouche?

Et l'amour m'auroit-il vengé de ta froideur?

Ne t'auroit-il point fait quelque blessure au cœur?

Je suis bon médecin , et je t'offre mon aide.

LISETTE

Oui, vous êtes d'amour, je pense, un vrai remède; Kt je m'en servirai quand j'en aurai besoin. Maintenant je vous veux charger d'un autre soin.

i8 LA FAMILLE EXTRAVAGANTE.

Vous avez cent louis.

OAZOCll K.

Oh ! oh 1

LISETTL-.

Seriez-vous homme A les quitter?

BAZOCUE.

Non pas.

LI s ET TE.

Mais pour prendre une somme Tu j)eu plus forte.

BAZOCHE

Ah! bon : à cela je constiis.

LISETT E.

Au lieu de cent louis, toucher trois mille francs, Cela vous pl;iiroit-il ?

Très fort; et pourquoi faire?

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