I.ISETTK
Vous le saurez. D'ailleurs vous cherchez à me plaire, Et vous me phiirez fort , si vous faites cela : Mais il faut me jurer...
B AZOCH K.
J en jure; touche la :
Il n'est rien que ptiur toi je ne |>uisse entreprendre. Faut-il nuire, obliger? tiant-il peudre , dépendre ; l'aù'e du mal , du bieu , jurer à faux , à vrai? l>o mon amour pour toi tu peux faire l'essai.
LISETTE
Il ne faul que tri>m|H'r.
SCÈNK Vil ly
razociil:.
Qui?
LISETTE
Monsieur PiëtnnniiH'.
B Azocm:.
Quoi! notre procureur? Aisément je (lc^ille, Faire épouser Élise à quelque autre?
LIS fi TTC.
' \ t:léon.
Cléon , je le connois ; c'est un joli garçon ,
( à part. } A qui le procureur, à la mort de son père , A \olé tant de bien.
L ISETTE.
Ferez- vous cette affaire?
B AZOCH E.
Oui-dà, je la ferai , mais pour l'amour de toi.
Ce sont trois mille francs que l'on me donue à moi?
LISETTE
Autant.
B AZOCII E.
Ce n'est pas trop : mais, parceque je t'aime... Et quand les donne-t-on?
LISETTE
Quand? A culte heure même.
B A 7. o CI! E.
Va doue me les chercher.
LISETTE
Ils sont dans la maison.
Je vais tout préparer pour cette trahUoa; Faire un contrat, au nom de Cléon et d'Élise, Que notre procureur, sans cnxiute de surprise. Va signer, en croyant signer le sien.
LISETTE
Fort bien.
Allez dans votre étude , et ne néglige/, rien. Mais si l'on vous offroit une plus forte somme Pour nous trahir?
BAZOCHE
Ah ! non ; je deviens hoiuiête homme Je quitte le métier après ce grand coup-là. Fripoinier un fripon est mon iwc plus ulti-à.