SCÈNE XV
LE ROI, ZACORIN.
LF. ROI , (lyant qinltè sa bague^ rentre dans son bon sens.
N'est-ce point rêverie?
Il me semble sortir de quelque léthargie. Je suis tout ébloui de tout ce que je voi: Je ne puis faire un pas, tout tourne devant moi. Holà ! l'ami, dis-moi, n'as-tu ])as vu Lucelle?
ZACOUiN, ivre.
Lucelle ! Palsembleu, vous me la donnez belle. Vous l'avez envoyée auprès de son amant.
LE HOi, dans son bon sens.
Tu le moques de moi.
Z A cor, IN.
Diable empurte qui ment!
LE RDI, dans son bon sens.
Tout mon cerveau troublé par des vapeurs malignes! Où suis-ie?
ZACORIN.
l'ar ma foi, vous êtes dans les vignes. LE ROI, dans son bon sens.
I) Dii priit venir cela !
ACTK II, SCÈNE XV. i6y
Z ACORI.V.
C'est que vous avez bu. Tenez, à vos discours je l'ai d'abord cônnu. Sire, allez vous coucher, vous ne sauriez mieux faire.
LE ROI, dans son bon sens.
Ah ! voilà pour ma noce un beau préliminaire ! Que va dire Lucelle? Ah ! prince malheureux ! Qu'en dira l'avenir? Qu'en diront nos neveux?
z A ce RI s.
Adieu , mon cher ami , mon cher roi de Cocagne; Que dans tous vos malheurs Bacchus vous accompagne.
LE ROI, dans son bon sens.
Comment donc ? conduis-moi.
z A COR IX.
Volontiers, je le veux :
Mais, si vous m'en croyez, conduisons-nous tous deux. Pour moi , comme pour vous , également je tremble ; Du moins si nous tombons, nous tomberons ensemble, .le suis tout-à-fait ivre, et vous ivre à demi : Il n'y paroîtra plus quand nous aurons dormi.