SCÈNE I
ALQUIF, ZACORIN.
Z ACOR l.\.
Mon maître est liJjre enfin; mais Lucellc extravajjue,
Du momeut qu'à son doigt elle a mis votre bague.
J'ai fait de vaius efforts pi)ur l'en pouvoir ôter.
Toujours elle s'obstine à la vouloir porter;
A la fin, alarmé de son extravagance.
Je me vovois tout prêt à rompre le silence,
Lorsque prenant sa course, et fuyant vers ces lieux ,
Klle s'est tout à coup dérobée à mes yeux.
Philaiulre suit ses pas, pleure, se déses|>ère;
Et moi je suis venu vous raconter l'affaire.
Pour voir si vous pourriez nous tirer d'embarras.
A LQl'l F.
Cela me fâche un peu ; je ne le cèle pas. Il faut, cher Zacorin , employer l'artifice. Pour que du diamant le roi .se ressaisisse; Il seroit bien plus fou (jur l.i première fois: \ riiyraeii de Philandre il donneroit sa voix ; Son amour s'éteindroil pour ne j.uii.iis renaître.
Attends ici Lucelle; elle y viendra peut-être : Je vais, de mon côté, tâcher de la trouver; J'ai trop bien commencé pour ne pas achever.