‹ Chefs-d'œuvre dramatiquesChapitre 142 sur 221 · SCÈNE Vin · texte numérisé non relu

SCÈNE Vin

LE ROI, RIPAILLE, ZACORIN, GLILLOT.

RIPAILLE

Seigneur, que m'apprend-oa , et qu'est-ce que je voi? Vous voulez nous donner un paysan pour roi? D'un si bizarre choix C[ue pouvez-vous attendre?

GDILLOT.

Gardes, qu'on le saisisse, et qu'on me l'aille pendre!

ZACORIN.

Marchez.

RIPAILLE

Conmient?

GTJILLOT.

oh dame ! on in'obëit ici.

Ce ne sont pas des jeux d'enfants que tout ceci; Apprenez qu'à présent je suis votre monarque.

LE ROI

.Sire , à votre pouvoir il manquoit cette marque. Tenez, vous, mettez-lui ce diamant au doigt.

RIPAILLE

Non , non, ne croyez pas que jamais cela soft. Je garde cette bague , et ma main ne la donne Qu'au prince à qui l'état remettra la couronne.

LE ROI, dans son bon sens.

Dites-moi, dans ces lien\ qui vous assemble tous? Quel dessein est le vôtre? et que demandez-vous? Ou ne me répond point; il semble que l'on craigne. —

i84 LE ROI DE COCAGNE.

Que fais-tu là, maraud, sur mou troue?

GUILLOT

Je régne.

LE ROI

Tu régnes, et sur qui?

Sur les Cocaguiens , Autrefois vos sujets , et maintenant les miens.

LE ROI

Que tout ce que je vois m'étourdit et m'étonne!

Quoi ! mou manteau royal , mon sceptre, ma couronne .

Ripaille, vous plaît-il de m'éclaircir ceci?

RIPAILLE

Apparemment, seigneur, cela vous plaît ainsi.

LE ROI

Us ont perdu l'esprit. A|tprochez-vous, Bombance.

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