‹ Chefs-d'œuvre dramatiquesChapitre 153 sur 221 · LE MARQUIS, LE CHEVALIER, CHAMPAGNE · texte numérisé non relu

LE MARQUIS, LE CHEVALIER, CHAMPAGNE

LE MABQLIS.

Que de joie, mon cher chevalier, de te revoir après un an d'absence!

LE CUEVALIER.

Je croyois n'avoir jamais ce plaisir. II y a six mois que tes gens et ton bagage sont à Paris; je craignois que le péril que tu as couru à l'armëe...

LE MARQUIS

Laissons là le péril que j'ai couru : mon oncle m'en veut faire courir un bien plus dangereux ; il veut me marier.

LE CHEVALIER

Je sais qu'il te veut faire épouser la comtesse Dorimène.

LE MARQUIS

Il n'est plus question de cette comtesse ; il y en a maintenant une autre sur le tapis.

LE CHEVALIER

La conuois-je ?

LE MARQUIS

Je ne sais, mais pour moi je ne l'ai jamais vue. On l,T dit belle et riche.

?oo LE GALANT COUREUR.

LE CHEVALIER

Eh bien ! que veux-tu davantage?

LE MARQCIS.

Quoi ! je renoncerois aux douceurs de conter des fleurettes à tout ce que je rencontrerois d'aimable? Non, non. Tu connois mon humeur, et tu ne me conseillerois pas de devenir raisonnable à mon âge.

LE CHEVALIER

Moi, je te conseillerai toujours de ne te point brouiller avec ton oncle ; le bien est préférable à toute choses. Nous ne sommes pas toujours jeuues ; tu restes seul de ta maison, et ton oncle considère...

LE MA RQUIS.

Oh ! trêve à ta morale , et me dis seulement ce que tu fais dans ces cantons.

LE CHEVALIER

Je suis près de m'y marier.

Ah! voilà ce que c'est; tu ne veux pas courir le risque tout seul: cela est plaisant; parce que monsieur se marie, il faut que les autres en fassent de même. Et (jui épouses-tu?

LE CHEVALIER

Vue. riche veuve, jeune et aiiii.il>li'

Page 1