L.\ PRÉSIDENTE
Approchez, mon ami.
LE M .\ R Q c I s , rt /a présiden te.
Madame, je ne saurois assez m'applaudir du bonheur qui m'a conduit ici, puisque j'ai l'avantage de me voir au service d'une si charmante maîtresse. A quoi qu'il vous plaise m'employer jour et nuit, si ma le'gèreté et ma vitesse peuvent seconder mon zèle, les commissions dont vous voudrez m'honorer seront exécutées avec toute la diligence possible.
LA COMTESSE
Ce garçon-là a l'air tout-à-t'ait noble.
M AnTHn'V.
Il me paroit bien dératé.
LA PRÉSIDENTE
Et il ne manque pas d'esprit.
MARTHOX.
Avez-vous le jarret souple, mou ami?
LE MARQUIS
Je vais comme le vent , il n'y a point de cheval de poste qui me passe; on n'a qu'à me mettre à l'épreuve.
LA PRÉS m ES TE.
On ne vous fatiguera pas beaucoup ici.
LE MARQUIS
Tant pis, car j'aime à courir.
LA PRÉSInENTE.
Voilà un plaisir assez particulier. Comment te nommes-tu , mon ami ?
LE MARQUIS
Jolicœur, madame.
LA PRÉSIDENTE
lime prend envie, puisqu'il aime tant a courii-, de l'envoyer dès ce moment au-devant du marquis de Floribel, pour lui dire qu'il ne se donne pas la peine d'avancer davanta^je, et qu'il sera ici tort mal rccii.