‹ Chefs-d'œuvre dramatiquesChapitre 168 sur 221 · SCÈNE XIII Î · texte numérisé non relu

SCÈNE XIII Î

maréchal, pour lui faire payer toujours le double de ce que les choses valent.

LE MARQCIS.

Je ne m'étonne pas de te voir en si bon équipage... Comment diable! des chemises de toile de Hollande ! des dentelles !

RrSTALT,

Elles ne sont pas à moi.

LE MARQUIS

J'entends. Ce sont celles du chevalier.

HUSTAUT.

Peste! que je ne suis pas si sot ! Il les reconnoitroit. Ce sont les chemises d'un certain marquis de Floribel, dont Champagne et moi usons le linge, tandis que les gens du marquis usent celui de notre maître.

LE MARQUIS, <T part.

Voilà d'effrontés maroufles!

RCSTACT.

Cela n'est pas mal imaginé, n'est-ce pas?

LE MARQUIS

Non, vraiment. (« part.') Ah! les mauvaises canailles!

RUSTABT.

Qu'as-tu donc? Il semble que tu n'approuves pas notre commerce- Va , va , nous te ferons aussi

user de ce linge-là , à condition que tu ne seras pas flatteur; et sur-tout , comme je te l'ai dit, que tu ne t'arrêteras pas à mes amours, car avec moi il ne faut pas broncher.

LE MARQUIS, rt part.

Il faut que je punisse un peu ce coquin-là. ( haut. ) Vos amours sont donc quelque chose de bien délicat, que l'on n'ose y toucher?

RUSTACT.

Oh! c'est la perle des soubrettes, des yeux, une bouche, un poitrail, une croupe, une encolure , qui vous ravissent en extase.

LE MARQUIS

Ah!

Qu'as-tu donc? Est-ce que tu te trouves mal?

Non; c'est que je me sens ravir en extase. Ah!

RDSTAUT.

Comment donc ! je crois que tu soupires!

LE MARQUIS

Oui, mon cher ami. Sur votre seul récit, je me trouve charmé, je ne me connois plus, et je sens «pi'il me sera impossible de voir cette Marthou sans l'aimer.

RUSTAUT

Oh ! si cela est, ne la vois donc pas.

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