‹ Chefs-d'œuvre dramatiquesChapitre 172 sur 221 · SCÈNE XV · texte numérisé non relu

SCÈNE XV

LE MARQUIS, en coureur; RUSTAUT.

Tu es bien heureux que je ne lui aie pas appris toutes tes friponneries.

RUSTAUT

Ah! ne lui en dites rien, je vous prie.

LE MARQUIS

Ce sera pour un autre temps, en cas que tu fasses encore l'insolent ; maintenant il me prend envie de te rendre tous les coups que j'ai reçus.

554 Ï'K GALANT COUllEUR.

RUSTAUT

Vous n'aurez pas grande restitution à faire.

LE M A KQDIS.

J'ai pourtant idée d'en avoir reçu quelques uns.

RUST AUT

En aucune façon , et mes épaules vous assurent du contraire.

LE MARQUIS

Je veux bien les en croire sur ta parole, mais prends bien garde à l'avenir comme monsieur frappera , car je remettrai sur ton dos tous les coups qui seront tombés sur le mien.

Tout ce qu'il vous plaira , je ne suis pas à deux ou trois coups de bâton près.

l.E MARQUIS.

Adieu. Je m'en vais trouver cette Marthon que tu m'as peinte si aimable , et que je te défends désormais de regarder on face, (à^arf.) Allons bien plutôt cherclicr la belle Finette, et lui déclarons ce que je Sens pour elle.

Page 1