‹ Chefs-d'œuvre dramatiquesChapitre 173 sur 221 · SCÈNE XVII · texte numérisé non relu

SCÈNE XVII

RUSTAUT, MARTHON.

MARTHON.

Comment, monsieur Rustaut, vous savez mon arrivée, et vous ne venez pas au-devant de moi?

RCSTAUT.

J'étois occupé à recevoir ici...

MARTHON.

De l'argent?

RLSTALT.

Non, un soufHet et quelques coups de bâton que l'on m'a baillés pour l'amour de toi.

M ART HO s.

Comment donc?

RUSTAUT

J'ai pris querelle contre un impertinent qui a la hardiesse de vouloir t'aimer.

M ARTHON

Il n'y a pas tant de mal à cela. Est-ce un garçon bien fait encore? un homme de bonne mine?

RUSTAUT

Oh que nenni ! il n'est pas seulement des trois quarts aussi gros que moi. C'est ce coureur qu'on a reçu ce matin.

MARTHOS.

Et tu dis qu'il m'aime?

RUSTAUT

Il s'en pâme, et le tout sans te connoitre. Tu vois que c'est un sot.

Oh que non! Il m'a déjà vuenu s T a u T.

Ah j'enrage! il ne m'avoit pas dit cela. Je ne m'étonne pas s'il m'a dtffendu de te jamais regarder en face ; et moi je te commande de lui tourner le dos quand tu le verras.

MARTHON.

Adieu donc.

RUSTAUT

Où vas-tu?

MARTHON.

Je vais le fuir.

Eh! il n'est pas ici.

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