SCÈNE XVIII
LE MARQUIS, eu coureur; MARTHON, RUSTAUT.
LE MARQUIS, rt part.
Finette est apparemment auprès de la présidente , et je ne puis lui parler ; j'en suis au désespoir. Oh! oh! quel est donc ce petit téte-à-téte? N'est-ce point là cette charmante Marthon dont tu m'as parlé?
RCSTACT.
Non , je vous assure, (à part.) Je le savois bien qu'il ne la connoissoit pas.
LE MARQUIS
Quoi ! tout de bon , ce n'est point elle?
RTSTATTT.
Non, ou le diable m'emporte.
LE MARQUIS
Parbleu! tu es bien heureux. Tu peux te guérir désormais de ta jalousie, rar, quelques appas que puisse avoir ta Marthon , je te proteste que voilà la seule personne à qui je veux adresser mes vœux.
B es TACT.
Oh! pour le coup, je ne sais plus où j'en suis.
LE M.\RQt!IS.
Et de quoi te plains-tu, mon pauvre cocher?
RrSTATT.
Morgue, ça me feroit jurer comme un charretier.
LE MARQUIS
Et pourquoi , puisque jeté laisse ta Marthon ?
HCSTAUT.
Et c'est là Marthon elle-même, puisqu'il faut vous le dire.
LE M ARQCIS.
En ce cas, je te plains.
Palsembleu ! je ne le suis pas tant que vous pensez ; et , puisqu'elle est assez perfide pour vous écouter, voilà qui est fait, je prends mon p;uti. Madame a reçu ce matin une Finette qui vaut toutes les Marthons du monde ; je vais lui débrider de ce pas ma passion amoureuse.