‹ Chefs-d'œuvre dramatiquesChapitre 20 sur 221 · SA I M T- G EH. M AIN · texte numérisé non relu

SA I M T- G EH. M AIN

Si j'avois été femme , Ma foi, j'aurois été de votre goîit, madame. Ah 1 que j'aurois aimé ces jeunes gens badins, ."^ans cesse , à vos genoux , à vous baiser les malus ; Qui vous donnent cent fois occasion de dire :

{ contrefaisant sa voix. ) Mais arrêtez- vous donc , fi donc! est-ce pour rire? Allons, petit fripon, vous perdez le respect.

Mme RISSOLÉ.

Ah! c'en est trop aussi, l'on doit...

A votre aspect, Mon maître pâlira. De loin ses yeux font rage, Mais de près il est sot a force d'être sage.

M'iie RISSOLÉ.

Qu'il soit lonune il voudra, c'est un garçon bien tait.

Dans le monde on n'a pas toute chose à souhait :

On prend ce que l'on trouve , en ce siècle Dix nous sommes ;

Et l'on n'a jamais vu telle disette d'iiomraes.

Allons, je veux passer sur les défauts quil a.

Je m'en vais le chercher là-haut.

s A 1 N T-r. E R M A I N , voulant tarréter. Demeurez là , Je le ferai descendre.

Mme RISSOLÉ.

Il faut que de ma bouche Il apprenne à l'instant que son amour me touche; Il faut prendre la balle au bond : souvent le temps...

SAIMT-GEUMAI .\.

Mais, du moins, qu'avec vous...

Mine RISSOLÉ.

Non , je \ ous le défends.

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