SCENE II
piétremi\e.
Ma sœur, j'en ai trop eiiteadu.
Mais, mon père.
PIETREMI N E.
Ma fille, autant de temps perdu.
Mme RISSOLÉ.
Vous devez avant tout pourvoir votre famille ; Mariez votre sœur, mariez votre fille.
p iÉtremine.
Et notre mère aussi, n'est-ce pas?
Mine RISSOLÉ.
Pourquoi non ?
Et, sans tous les caquets et le qu'en dira-t-on .. Un jeune homme... suffit.
PIÉTP. E.M1.\ E.
A votre à{;e , ma mère !
Mme RISSOLÉ.
.Suis-je si décrépite et hors d'état de plaire?
P IÉTREMINE.
Non pas; mais...
.MUie RISSOLÉ.
Rira bien qui rira le dernier.
Vous n'avez qu'à toujours demain vous marier, .le VOUS suivrai de près.
LUC R ECl.
Je ne tanler;ii {juère A ine pourvoir aussi-
P lÉTR i;mi n i:.
Vous, ma sœur?
LUCRÈCE
Oui , mon frère.
PIÉTREMINE.
A l'amour jusqu'ici vous aviez résisté.
LUCBÉCE.
11 ne faut qu'un moment.
SUZON
Pour moi, de mon côté.
Je suivrai leur exemple.
pÉtremine.
Oh ! ce n'est pas de même.
suzo\.
Pardonnez-moi, mon père; et déjà quelqu'un m'aime, Que j'aime aussi.
piétremine:
Comment! chacune a donc le sien?
LISETTE
On veut VOUS imiter.
PIÉTREMINE.
Je l'empêcherai bien.
M"»e RISSOLÉ.
Mariez-vous, vous dis-je, et puis laissez-nous faire.
PI Être. VI I N e.
oh, morbleu ! ces discours me mettent en colère ; Je sens monter ma bile, il vaut mieux m'en aller.
LA FAMILLE EXTRAVAGANTE. ii