JUSTIN, MINNA, LE COMTE, FANGHETTE
JUSTIN
Eh! mais, je n'y comprends rien. Comment! il vouloit se sauver tout à l'heure, et à présent il va se livrer à l'homme qui vient l'arrêter!
Qui vient l'arrêter?
JLSTIK.
Eh ! vraiment, oui ; il y a là-bas un homme qui a la mine rébarbative, qui regarde de tous côtés, comme quelqu'un qui a peur que sa proie ne lui échappe, et qui l'attend depuis une heure
tyî LES AMANTS GÉNÉREUX,
de la part du roi, muni de papiers qui contiennent peut-être l'ordre de se rendre dans quelque citadelle.
MINNA
Ah! mon oncle, ne perdons point de temps; courons, volons à son secours.
LE COMTE
Nous n'irons pas bien loin, si le roi a résolu de le faire arrêter; et vous n'avez que faire dans cette ba{Tarre-là, ma nièce. Demeurez, (^Passajit devant sa nièce et allant h Justin. ") Mon ami, estu homme de résolution? Suis-moi, et allons rejoindre Têleira. J'ai des chevaux, des armes; nous nous sauverons d'ici le pistolet au poing, et nous ferons feu sur tout ce qui voudra nous arrêter. (Ils font quelques pas.)
MIK MA.
Ah! mon cher oncle, vous me faites frémir!
LE COMTE, retournant a sa nièce.
Ma chère nièce, embrassez-moi : ne crains l'ien, mon enfant.
ACTK V, SCÈNi; X. 173