JUSTIN, LE COMTE, TÉLEIM,M1NN A, FANCHETTE
T ÉLEIM, des papiers à la main, et dans la plus grande joie.
Ah, Minna! ah, Minna! partagez ma joie, mes transports, mon ravissement! Je ne me possède phis; je suis dans une ivresse!... Le roi, le roi... madame...
MINNA
Eh bien! quoi? le roi?...
TEL El M.
Lisez, lisez, madame, la lettre que je viens de recevoir de ce ge'néreux monarque.
FANCHETTE
Comment? une lettre d'un roi?
LE COMTE
Eh! pourquoi pas? Est-ce que tu crois qu'ils ne savent pas écrire?
FANCHETTE, prenant les papiers. Voyez, voyez, madame.
MINNA lit.
«Mon cher Téleim!...
FANCHETTE
« Mon cher Tcleim ! » Madame, ah! les larmes m'en viennent aux yeux.
MINNA, continuant de lire avec la plus grande e' mot ion.
u Mon cher Teleim, je suis de'trompé, et je « me hâte de vous rendre justice. La caisse d'état «a ordre de vous remettre votre billet, et de Il vous payer vos avances pour le régiment. Vos Il accusations sont biffées à la chancellerie de "guerre; et je ne désire plus que de vous voir Il rentrer au service. Je suis le plus heureux « des souverains de pouvoir justifier le plus « honnête homme de mon royaunie. n Voilà, mon cher Téleim, une lettre dont je n'aurois jamais eu besoin.
FANCHETTE
Elle fait bien de l'honneur a un sujet qui la reçoit.
LE COMTE
Et à un souverain qui l'écrit. Donnez-moi cette lettre... Elle est bien , mais fort bien... Garde-la dans tes arcliives, mon cher neveu, et dans quelques centaines d'années, elle fera la joie et la consolation de tes descendants. Ma conversation avec le directeur et mon placet au roi ont fait leur effet; ils ont eu peur de moi, et je leur ai fait