SCÈNE IL
LA MARQL'KSE,LE CHEVALIER, VALSAIN.
( Cfi dernier entre avec fracas.)
r. E CHEVALIER.
O ciel ! Valsain! Quel contre-temps! J'enraj^'e. LA MARQUISE, ironiquement au chevalier.
Il vient très à propos, et nous pouvons tort bien Remettre à d'autres temps un si doux entretien. LE CHEVALIER, brusquement.
Je sors.
VALSAIN, arrêtant le chevalier.
Non , non ; demeure , arrête :
2o4 LE JALOUX.
Tu ne {jênes personne.
LE CHEVALIER, avec uti rire amer efforcé. Ah ! c'est trop de bonté...
V A L s A I N , (I /a marquise et au chevalier. Si par hasard je suis un trouble-fête, Parlez.
LA MARQUISE
Etes-vous fou?
VALSAIN.
chassez-moi : liberté !
{ Pendant toute cette scène, le chevalier, distrait, embarrassé, a l'air d'un homme sur les épines; la marquise neit pas plus à son aise, et tâche de prendre un air libre et aisé ; Valsain fait son profit de tout. )
LA MARQUISE
Non, non: je vous retiens pour la journée entière.
LE CHEVALIER, à part.
Pour la vie... ah! perfide!
VALSAIN, à la marquise, en lui baisant la main, ce qui fait crever de dépit le chevalier.
Ah ! c'est trop de faveur, ( ironiquement.) Et je profiterai, ma foi, de très grand cœur (d part.)
De cette grâce singulière.
LA MARQUISE, saisissant la parole, pour dérouter les regards de Valsain, et couvrir les humeurs du chevalier; affectant même un air gai.
Et vous m'entretiendrez, pour me remercier. De l'objet enchanteur...