‹ Chefs-d'œuvre dramatiquesChapitre 143 sur 208 · SCÈNE IL · texte numérisé non relu

SCÈNE IL

LA MARQL'KSE,LE CHEVALIER, VALSAIN.

( Cfi dernier entre avec fracas.)

r. E CHEVALIER.

O ciel ! Valsain! Quel contre-temps! J'enraj^'e. LA MARQUISE, ironiquement au chevalier.

Il vient très à propos, et nous pouvons tort bien Remettre à d'autres temps un si doux entretien. LE CHEVALIER, brusquement.

Je sors.

VALSAIN, arrêtant le chevalier.

Non , non ; demeure , arrête :

2o4 LE JALOUX.

Tu ne {jênes personne.

LE CHEVALIER, avec uti rire amer efforcé. Ah ! c'est trop de bonté...

V A L s A I N , (I /a marquise et au chevalier. Si par hasard je suis un trouble-fête, Parlez.

LA MARQUISE

Etes-vous fou?

VALSAIN.

chassez-moi : liberté !

{ Pendant toute cette scène, le chevalier, distrait, embarrassé, a l'air d'un homme sur les épines; la marquise neit pas plus à son aise, et tâche de prendre un air libre et aisé ; Valsain fait son profit de tout. )

LA MARQUISE

Non, non: je vous retiens pour la journée entière.

LE CHEVALIER, à part.

Pour la vie... ah! perfide!

VALSAIN, à la marquise, en lui baisant la main, ce qui fait crever de dépit le chevalier.

Ah ! c'est trop de faveur, ( ironiquement.) Et je profiterai, ma foi, de très grand cœur (d part.)

De cette grâce singulière.

LA MARQUISE, saisissant la parole, pour dérouter les regards de Valsain, et couvrir les humeurs du chevalier; affectant même un air gai.

Et vous m'entretiendrez, pour me remercier. De l'objet enchanteur...

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