SCÈNE II
VALSAIN, LE CHEVALIER, MARTHON.
( Valsain étant encore au fond du lliédtrc. )
MARTHON, au chevalier.
Cachez-lui , par prudence , Les résultats adroits de votre vigilance : Avec de pareils gens il faut jouer au fin. ( à part. ) C'est la marquise, et non Valsain, Qu'il faut persuader de son extravagance.
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[au chevalier.) L'air libre, insouciant.
lleçois mes compluneiits.
Non, tu gagnes les cœurs avec une méthode Qui laisse loin de tui tous nos gens à la mode : Point de propos tlatteurs , aucuns soins trop gênants ,
De l'humeur même et d injustes querelles, Et tu n'en tais pas moins ton chemin près des belles; Mais tu m'en dois aussi quelques remerciements.
LE CHEVALIER
Moi! Qu'est-ce à dire?
MARTHON, au chevalier.
Paix!
La comtesse étonnée Alloit prendre fort mal tes petites gaietés, L'humeur que tu marquois de ses vivacités; Et la marquise même eu paroissoit peiuée.
Pour éviter un éclat scandaleux.
Je joue à la comtesse une scène cruelle;
Je te peins vif, ardent, impétueux.
Ne maîtrisant jamais tes désirs ni tes feux; Je lui fais observer tes yeux fixés sur elle, Certains propos piquants lâchés contre nous deux ;
Et j'en conclus avec effronterie Que ton impatience est de la jalousie, Que tu me crois aimé, qu'elle est ta passion; l-t la dame souscrit à ma décision.
Sur ces avis donnés à notre extravagante, En dépit île toi-même, et sans rien déranger A ton plan sérieux de la désobliger , Tu la vois enjouée, aimable , prévenante;
Et tu pourrois en ce moment Hasarder avec elle éclats, impatience ,
Sans altérer son enjouement, Et même avec des droits à sa reconnoissance.