M ART II ON
Comment! vous m'étonnez. Qui vous trouble, madame?
LA MARQUISE
c'est ce jaloux : point de trêve avec lui; c'est Valsain qui le choque , et puis c'est la comtesse.
Il est révoltant aujourd'hui ; Je ne le conçois pas.
M ARTIION.
Ah ! ma chère maitre.sse !..
LA MARQUISE
Valsain , le chevalier, ils étoient avec toi De quelle humeur entre eux?
aJ8 LE JALOUX.
MA RTHON.
Mais d'une humeur charmante.
Votre demande m'épouvante.
LA MARQUISE
Ils s'étoient plaisantes, pointillés devant moi; Et je craignois quelques extravagances, Quelques éclats fâcheux de la part du jaloux: Je m'en accusois même.
Ah ! son respect pour vous...
LA MARQUISE
La crainte de Valsain, de ses inconséquences , M'avoit l'ait négliger un peu le chevalier.
M ARTHON
c'en étoit bien assez, ma foi, pour l'effrayer.
LA MARQUISE
Eh! oui, tout justement. Le sacliant susceptible, Je devois ménager son aine trop sensible.
M A UTHO\.
Accusez-vous pour le justifier.
LA MARQUISE
Ah ! sans sa jalousie , il seroit bien aimable , Marthon!
M A RTHON.
oh ! il seroit parfait, en vérité.
LA MARQUISE
Mais c'est que ce défaut, sans doute insupportable. Avec un cœur si tendre , est peut-être excusable. Le jaloux sans amour, qu'aigrit la vanité,