ACTE m, SGENK V. li.S
Il la taut éveiller... Du moins elle apprendra... ( // s'avance ici sur la pointe des pieds , et laissant aller sa tête en avant, il lui dit à deini-vnix:) Madame, je voudrois vous dire...
( Un peu plus haut et avec une sorte de vivacité. ) Madame, écoutez-moi.
LA MARQUISE, éveillée et surprise.
Que veut dire cela?
Que voulez-vous? Qui vous a conduit là? Pourquoi ce trouble et ce délire?
LE CHEVALIER, honteux et embarrassé.
Je venois... j'accourois... je voulois vous instruire...
LA MARQDISE, ironiquement.
De graves petits faits qui vous j;lacent d'effroi, Amusent tout le monde, et n'offensent que moi? Vous avez ramassé quelque chanson nouvelle Faite à coup sûr pour moi sous le nom de Cloris, LE CHEVALIER, avcc une sorte d impatience et d humeur, teinte léijère.
Il n'est pas question de cette bagatelle.
LA MARQUISE
Vous veniez m'annoncer quelques nouveaux amis?
LE CHEVALIER
Vous n'avez plus besoin de leur présence.
LA MARQUISE
Vous aurez remarqué l'absence De quelqu'un du château, de Valsain, du baron; Et vous serez venu les chercher ici?
LE CH EV A LIER
Non.
LA MARQUISE
Vous m'effrayez avec vos négatives.
Le feu vieat donc de prendre à la maison?
LE CHEV A LIER
Ah! cette raillerie et ces répliques vives Ne m'annoncent que trop votre légèreté!... Et je dois prudemment me réduire au silence , { à part. ) Pour me venger en sûreté.
LA MARQUISE, avec vivacité etjierté.
C'en est trop; vous lassez enfin ma patience. Vous êtes tous ou trompeurs ou tyrans:
Et, puisque vous prenez le ton que je dois prendre,
Plus de contrainte et de ménagements.
l>e quel droit, s'il vous plaît, venez-vous me surprendre, Et pourquoi vous permettre une témérité Que vous condamneriez sûrement dans tout autre?
Ce petit trait de vanité offense mon amour, m'éclaire sur le vôtre. Oui, vous voilà, messieurs, même les plus sensés. Vainement une femme honnête et respectable Cherche à vous inspirer une estime durable : A tromper sa candeur toujours intéressés, Vous ne balancez pas, quand l'instant se présente,
A préférer votre bonheur A la gloire, au repos de la plus tendre amante; Et votre orgueil encor croit mériter son cœur.
LE CHEVALIER
Oui, vous avez raison ; j'approuve votre humeur >