SCÈNE III
MARTHON, LE CHEVALIER.
LE CHEVALIER
Ah ! Marthon, je suis au supplice !
La marquise est ici leur dupe ou leur complice. Plus d'indécision et d'incrédulité Sur les desseins d'un traître ; et je serois tenté De croire qu'on me joue et qu'on le favorise. Le perfide tantôt pénétre insolemment Jusque dans le salon où dormoit la marquise; Et me rencontrant là, non sai;s quelque surprise, Il s'excuse d'abord assez légèrement , Dit qu'il vient la chercher, que son absence ennuie, Et, lui prenant la main , il l'enlève à mes yeux, En m'invitant d'un air victorieux