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ACTE IV, SCÈNE 111. j

A rejoindre la compagnie.

Mais la marquise, avec malignité.

M'accuse de bouder et me laisse loin d'elle. Je la suis, furieux de sa légèreté.

De son adresse à me chercher querelle.

J'entre. On taisoit un brelau médité.

Et la société contre moi réunie ,

Sans gène et sans cérémonie, Sapplaiidissoit de m'avoir évité Cependant le dragon , Valsaiu , et ma volage ,

Font leur partie avec gaieté; Et dans cet abandon, dans cette anxiété. Je reste solit.iire, et frémissant de rage :

Car le baron , dans un coin du salon , Gravement occupé de ses tristes gazettes.

Ne pense à rien qu'à lire des sornettes, Et sens dessus dessous laisse aller la maison. Et d'un regard tranquille et d'une ame passive Je dois être témoin de ces procédés-là ! Et je suis, dira-t-on, toujours sur le qui-vive! Oui, j'ai tort, j'en couviens.

Je ne dis pas cela.

LE CHEVALIER

Si fait ; je me consume en de sombres pensées :

Si tu ne le dis pas, moi, je le dis pour toi;

Et, pour connoître à fond mes frayeurs insensées,

Jusques au bout écoute-moi.

Le souper suit le jeu Même soin, même léle,

Ue la part de sou cavalier;

afif) LE JALOUX.

Et la marquise, à son choix très fidèle, Le prend encor pour écuyer :

Entre Valsain et lui gaiement elle se place. Je ne te peindrai pas leur ton et leur audace ,

Ces airs aisés et pleins de liberté, Que le mépris des mœurs a consacrés en France. Je me vois le jouet de la société; 'l'a sens de mon dépit quelle est la véhémence. Mais, pour ne pas céder à mon iui patience , Je me lève de table au milieu du souper.

Sans qu'on m'arrête ou daigne s'occuper

D'un importun , dont on bénit l'absence : Et même, à mon départ, avec nouveaux éclats. Avec nouveaux transports , la gaieté recommence. Il se termine enfin cet ennuyeux repas. Je demande où l'on est. La marquise et le comte,

Car c'est ainsi qu'on nomme cet amant, Sont ensemble, dit-on. Ensemble! ali! quelle honte! De nuit! où? L'on ne sait. Ensemble en ce moment! Cette conduite, parle, est-elle régulière? Où sont-ils? Que font-ils? Ah ! je me meurs d'effroi! Je les cherche ; je vois ici de la lumière ; Je respire; j'y monte, et ne trouve que toi. Ils n'échapperont pas à ma vive poursuite... (Jetant les jeux sur la chambre où il est, et apercevant une robe-dc-cliambre d'homme étendue sur une chaise. ) Mais, où suis-je, Marthon, et qu'est-ce que je voi?

Tout me confond et justement m'irrite.

A qui destines-tu , dis-moi,

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