ACTE IV, SCÈNK XIII. ayi
Payé par mon rival afin Je lue tromper.
{vivement, mais appuyant sur chaque circonstance.) i)n ne s'est point joué d'un foible caractère : Ou s'étoit renfermé dans ce lieu solitaire. Pour parler à loisir de ses coupables feux; Et je les ai surpris tous deux, Remplis d'une vive alégresse Que le bonheur répandoit dans leurs sens; Même ils se promettoient de rire à mes dépens.
Ce n'étoit point un trait de gentillesse; On ne m'attendoit pas pour me jouer ce tour; On étoit là bien seul amené par l'amour: Et mon aspect, avec honte et vitesse, Les a fait fuir de ce séjour.
PASQUIN
Il me feroit douter...
LE CHEVALIER, lui donnant la lettre.
Demeure en cette place:
Attends-y le retour du comte, entends-tu bien ? Et qu'il soit seul, au moins.
PASQUIN
Ah! je n'oublierai rien.
LE CHEVALIER, allant pour se retirer, revenant Sur ses pas , et forçant son domestique, qui semblait le suivre, à s'arrêter tout court.
Nous verrons si son cœur répond à son audace. Reste. Je t'attendrai dans mon appartement.
[Il sort.)
ï72 LE JALOUX.