‹ Chefs-d'œuvre dramatiquesChapitre 208 sur 208 · ACTE V, SCENE VlII · texte numérisé non relu

ACTE V, SCENE VlII

LA MARQUISE

Mon cher oncle, avec lui j'ai bien pris mon parti; Je serois malheureuse, et j'en suis convaincue : Mais peut-on aisément briser les plus beaux nœuds, Suivre de la raison le conseil rijjoureux?

Non ; la victoire est cruelle et pénible : Et, quand il faut quitter le plus fidèle amant , La paix, la paix, hélas, rentre bien lentement Dans le cœur agité d'une femme sensible !

VALSAIN, au baron et à ta comtesse.

I'"aut-il sur tout ceci vous parler franchement? Moi je ne crois pas trop à son éloignement, Encor moins au courroux de la chère cousine; Et, sans être sorcier, aisément je devine Qu'elle fait déjà grâce à ses emportements. Tenez, lorsque l'on aime, on pardonne long-temps.

Page 1