‹ Chefs-d'œuvre dramatiquesChapitre 60 sur 208 · SCENE XIII · texte numérisé non relu

SCENE XIII

Vous?

LE GASCON

Moi-même. Personne n'est plus en état que moi dé vous dire à quoi je suis propre et ce que je vaux.

Fonr.iSE.

Mais, monsieur...

LE G.\SCON.

On né se loue pas ordinairement, je lé sais; n:iais, quand on veut se faire connoitre tout d'un coup , il faut bien faire les honneurs dé sa personne.

LA COMTESSE

Il a quelque raison.

LE GASCON

Je n'ai dé recommandation que moi-même, et ce petit placet dé ma façon, dont je veux vous régaler.

FORLISE.

Madame, qu'en dites-vous? monsieur veut vous régaler d'un placet.

LE GASCON

Je mé flatte qu'il vous fera plaisir.

LA COMTESSE

C'est un fou dont il faut se débarrasser.

LE GASCON

C'est un placet en vers , madame.

LA COMTESSE

Un placet en vers, monsieur?

FORLISE.

L'idée est neuve.

LA COMTESSE

Originale, plaisante, (h Forlise.) Ce pourroit être un homme d'un vrai mérite, monsieur le marquis.

FonLiSE,« la com tesse.

Nous pourrions bien en avoir été la dupe, (au Gascon.) Voyons votre placet, monsieur, nous vous écoutons.

LA COMTESSE

Nous sommes tout oreille.

LE GASCON

Je commence : écoutez.

Je suis faiseur dé petits vers , Et dé bourgeoises comédies.

Compositeur dé petits airs.

Dé parades, dé parodies; Rieur et bouffon excellent, Lé singe d'une compagnie , Je possède l'heureux talent D'amuser un grand qui s'ennuie.

J'ai fait rire à temps un Anglais

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