SCÈNE XIII
Qui songeoit à ses tïiiiérailles, Un Allemand, un Hollandais, Un ministre allant à Versailles...
Plaise , de grâce, à monseigneur Laisser, du haut de sa grandeur, Tomber un regard protecteur Sur son très humble .serviteur.
LA COMTESSE
A miracle! voilà qui est charmant, délicieux, divin! c'est le plus joli placet du monde!
FORLISE.
On ne sauroit demander mieux.
LA COMTESSE
Avec plus d'esprit.
FORLISE, rt /a comtesse.
Et à plus de titres, s'il tient tout ce qu'il promet. Mais c'est un homme impayable.
LE GASCON
Je' passe.
LA COMTESSE
Voilà mon protégé, moi, voilà mon protégé. Je veux avoir votre placetj vous me le copierez, monsieur.
LE GASCON
Oui, madame: je ferai plus, j'aurai soin dé vous lé noter. Je l'ai mis en musique.
En musique?
LE GASCON
Oui, nionsu.
LA COMTESSE
Votre placet en musique? Oh! je vais raffoler de vous, mon cher petit monsieur. Son placet en musique, monsieur le marquis ! Oh ! il n'y a rien au-dessus de cela. Si vous ne le prenez pas, monsieur le marquis, je le prends, moi... Votre air? votre air, mon cher monsieur? Ne nous faites pas languir.
LE GASCON
J'en ai justement sur moi les parties copie'es; je' vais les distribuer à vos musiciens, si vous lé trouvez bon, et nous exécuterons ensemble mon petit placet.
(7/ chante.)
.lé suis faiseur, etc.
LA COMTESSE
Bravo! de mieux en mieux! l'air surpasse les paroles; on n'y tient pas... C'est un homme unique, incomp.Trable. Hâtez-vous de vous l'attacher; craignez qu'on ne vous l'enlève, qu'on ne TOUS l'arrache...