ACTE II, SCENE VI. n
nous disions : Ah! si elles n'avoicnt pas peur, que nous aurions de plaisir à combattre sous leurs yeux! Et puis je me proposois, à mon retour, de vous eonter les belles actions que j'aurois faites pour la gloire et pour vous, mademoiselle Fanchette.
FANCHETTE, Utl pCU trouhlée.
Comment! pour moi, monsieur Verner?
V E R N E R , déconcerté.
Pardon, mademoiselle Fanchette.
FANCHETTE
Il n'v a pas de quoi , monsieur Verner. (« part.) Je n'ose l'écouter.
VERNER, h part.
Je n'ai pas la force de lui en dire davantage.
FANCHETTE
Je vois combien monsieur le major est attaché à madame la comtesse...
VERNER
Je vois toute la tendresse de madame la comtesse pour monsieur le major...
FANCHETTE
Et je cours la prévenir sur son bonheur.
VERNER
Et je cours l'assurer du sien.
(//s se retournent tous les deux pour s'en aller, Pun h droite, et l'autre à rjauche; mais un
ii8 LES AMANTS GÉNÉREUX.
mouvement de curiosité les ramène en face, et ils n'en sont que plus embarrassés.)
FANCHETTE
Votre servante, monsieur Verner.
VERSER
Votre serviteur, mademoiselle Fanchette.
{^Fanchette sort précipitamment en faisant une petite révérence, et Verner reste un moment confondu coinme quelqu'un qu'on a laissé sur ce qu'il allait dire.)