ACTE ni, SCÈNE XÏII. l
Avant le point du jour. Moi, dans ma pauvreté, J'ai songé qui j'étois, et me suis respecté. Des malheurs imprévus ont causé ma ruine. Sans me faire oublier une noble origine. Mais vous, vous avez fait, devenu financier. D'un pauvre gentilhomme un riche roturier.
GÉRONTE
Ah! vous voilà bien gras avec votre chimère! Pour vous, le roturier fait l'office de père. A ce fils bien-aimé vous ne laisserez rien; Et moi, je le marie et lui laisse un gros bien. lUesserai-je par là votre délicatesse?
Lt SIMOK.
Non. L'action est belle, et vous rend la noblesse Mais qui lui faites-vous épouser?
Un parti Avec qui notre sang sera bien assorti : C'est la fille, en un mot, de ma défunte femme.
LISIMON-.
Je ne puis qu'applaudir; car c'étoit une dame D'un très illustre nom, comme feu son époux. Pour former ce lien , réconcilions-nous. Mon frère. Et vous, mon fils, soyez sûr que ma joie Est égale au bonheur que le ciel vous envoie.
ARISTE
In ob.Uarle invinciiile en empêche l'effet.
t.I SIMON.
Pmnt d'olislaclr, mon fils, je suis trop satisfait
ir.4 LE PHILOSOPHE MARIÉ.
AUISTE.
Mais la fille est sijeune; et vous savez...
GÉRONTE
J'enrage.
Ventrebleu! mon neveu, craignez-vous qu'à son âge.
LISIMON.
Sottise ! Pour la noce allons tout préparer.
H ne manquoit que lui pour me désespérer.