‹ Chefs-d'œuvre dramatiques (volume 2)Chapitre 109 sur 233 · SI MO-V · texte numérisé non relu

SI MO-V

En nous quittant sitôt, vous m'avez mis en peine.

AR ISTE

l'etois indispose.

i66 LE PHILOSOPHE MARIE.

Pendant tout le repas , J'.'ii liieii vu qu'avec nous vous ne vous plaisiez pas. Quelfjue important sujet vous gêne et vous applique: Je vous trouve rêveur, sombre, mélancolique , Vous que j'ai toujours vu d'une aimable gaieté, Qui faisoit rechercher votre société.

.Nous n'avons pu tirer un mot de votre bouche j Et votre oncle, qu'au fond rien n'afflige et ne touche , Quoique souvent pour rien il se mette en courroux, Lui-même me |)aroît fort en peine de vous. Ouvrez-moi votre cœur. Qu'est-ce qui vous afflige?

ARISTE

Rien.

LISIMON,

Vous me trompez.

ARISTE-

Moi?

LISIMON.

Vous me trompez, vous dis-je.

Si vous êtes fâché de me voir de retour. Je suis prêt à partir avant la fin du jour.

ARISTE

Moi fâché de vous voir! 0 ciel! quelle injustice! Avoir un tel soupçon , c'est me mettre au supplice. Que j'e.xpire à vos yeux, s'il est plaisir pour moi Plus grand que le plaisir que j'ai quand je vous voi.

LISIMON.

Je vous crois. Cependant d'où vient cette tristesse? Quelque souci secret vous ronge et vous oppresse.

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