‹ Chefs-d'œuvre dramatiques (volume 2)Chapitre 137 sur 233 · MEUTE · texte numérisé non relu

MEUTE

Moi, j'aurois iiisullé votre oncle et Aotre père! Eh! je n'ai jamais en l'honneur de leur parler.

.A RISTE.

Quel galimatias!

DAMON

Je vais le démêler, Si l'on m'écoute enfin. Une pure méprise Formr l'cmbrouillenifut rpii fait votre surprise;

fS.

210 LE FHILO.SOPHE MARIK.

Et les vivacités de votre belle-sœur,

Qu'ils prenoient pour Mélite, ont causé leur erreur.

A R ISTE

Vous auriez di'i plus tôt le leur faire compreiulre.

DAM ON

Et le moyen? jamais on n'a voulu m'enteiidre.

Ce que je leur ai dit, je le répéterai.

On veut nous faire affront, et je le souffrirai !

On intente un procès sur votre mariage ,

Et je ne serai pas sensible à cet outrage!

Si j'étois votre femme, et qu'on eût ce dessein.

Votre oncle ne mourroit jamais que de ma main.

M Élite, à Lisimon et à Géronle.

De quoi suis-je coupable? Ariste peut vous dire Qu'à recevoir sa main il n'a pu me réduire Qu'après m'avoir promis et juré mille fois Que son père avec joie approuveroit sou choix.

(à Lisimon.) C'est à vous, je le vois, qu'il faut que je m'adresse, , Pour vous entendre ici confirmer sa promesse. Vous aimez trop ce fils, vous aimez trop Thonneiir, l'our condamner son clioi.x , et causer mon malheur. i

LISIMO.V. 1

^ladame, vos discours ont pénétré mon anie.

Mon fils ne pouvoit prendre une j)lus digne femme.

Je le vois; et son choix entraîneroit le mien ,

Si ce fils pour vous deux avoit assez de bien.

Sa fortune dépend des bontés de mon frère,

F.t votre mariage excite sa colère.

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