ACTE V, SCÈNE IX
il veut absolument rompre cette union, Ou priver votre époux de sa succession.
M É L I T E , à Géionte.
l'our vous Héchir, monsieur, je n'ai point d'autres armes Que ma soumission, mes soupirs et mes larmes. Confirmez mon bonheur : pour l'obtenir de vous. Je ne rougirai point d'embrasser vos genoux. Mais si je presse en vain, si votre aigreur subsiste, Je ne veux point causer l'infortune d'Ariste. En brisant nos liens, rendez-lui votre cœur; Un couvent cachera ma honte et ma douleur.
GÉRONTE, attendri.
Qui pourroit résister à sa voix de sirène? Ma nièce, levez-vous. Me voilà fort en peine. Tantôt, désespéré de votre hymen secret. J'ai promis aux parents du marquis du Lauret Qu'il auroit tout mon bien avec ma belle-fille, En cas que je la fisse entrer dans leur famille. Si je vous laisse Ariste , elle aura le marquis , Et ma succession , puisque je l'ai promis.
ARISTE
Mon oncle, vous pouvez accomplir vos promesses : Mélite me tient lieu de toutes vos richesses.