‹ Chefs-d'œuvre dramatiques (volume 2)Chapitre 18 sur 233 · SCENE VIII · texte numérisé non relu

SCENE VIII

retiens pour montrer à ma fille. Elle a déjà «le bons principes.

Tant pis! Mon maître veut toujours commencer ses écolières.

c L É o >■ , faisan t l'ivrogne.

Ne vous mettez pas en peine; je lui donnerai toute ma science.

ORONTE

Et le plus tôt que vous pourrez, je vous en prie. Je viens de prendre la résolution de la marier, et je veux qu'elle danse à sa noce.

NÉRISE.

Eh ! à qui la donnez-vous , s'il vous plaît ?

ORONTE

A un de mes meilleurs amis, avec qui j'ai étudié autrefois.

SÉRISE.

Avec qui vous avez étudié? Fi donc! vous vous moquez !

ORONTE

Comment! ne me disois-tu pas tantôt qu'elle seroit bien aise d'être mariée?

NÉ RI NE

Oui, monsieur : mais croyez-vous, de bonne foi, qu'un homme qui a étudié avec vous soit capable de lui rendre la santé ?

ORONTF.

M. ÎNIichaut s'offre à la prendre sans ciue je lui donne rien. Sa proposition me convient. Il doit venir ici tout-à-l'heure, et je m'en vais le recevoir. ( // sort. )

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