LE COMTE, PHI LIN TE
HHiLiNTE, fiisniit plusieurs révérences.
Je ne viens vous troubler dans vos réflexFons Que pour vous assurer de mes soumissions, Monsieur. Depuis long-temps je vous dois cet hommage, Et je ne le saurois différer davantage.
LF, COMTE.
Très obligé, monsieur. D'où nous connoissons-nous?
PHI LINTE.
Si je n'ai pas riionneur d'être connu de vous,
3oo LE GLORIEUX.
J'aurai bientôt celui de me faire connoître. Jlon uom n'impose pas; mais...
LE COMTE. H
Cela peut Lien être.
PHILINTE
Tel qu'il est, puisqu'il faut qu'il vous soit décliné,
[en faisant une profonde révérence.) Je m'appelle Philinte.
LE COMTE
Oh ! j'ai donc deviné.
Je vous ai reconnu d'abord aux révérences.
PHILINTE, d'un air très humble. Je ne puis vous marquer par trop de déférences Combien je vous honore.
LE COMTE
Et vous avez raison.
Mais de quoi s'agit-il? Parlez-moi sans façon.
PHILINTE
Valère est mon ami ; vous le savez, je pense.
LE COMTE
Que m'importe cela?
PHILINTE
Tantôt en sa présence, Si j'en crois son rapport, et j'en suis peu surpris, Vous m'avez honoré... d'un assez grand mépris.
LE COMTE
11 vous exaltoit fort; moi, j'ai dit ma pensée. Votre délicatesse en est-elle blessée?
PHILINTE, faisant la révérence.
Ah , monsieur! point du tout: je me connois; je croi