‹ Chefs-d'œuvre dramatiques (volume 2)Chapitre 199 sur 233 · LE COMTE, PHI LIN TE · texte numérisé non relu

LE COMTE, PHI LIN TE

HHiLiNTE, fiisniit plusieurs révérences.

Je ne viens vous troubler dans vos réflexFons Que pour vous assurer de mes soumissions, Monsieur. Depuis long-temps je vous dois cet hommage, Et je ne le saurois différer davantage.

LF, COMTE.

Très obligé, monsieur. D'où nous connoissons-nous?

PHI LINTE.

Si je n'ai pas riionneur d'être connu de vous,

3oo LE GLORIEUX.

J'aurai bientôt celui de me faire connoître. Jlon uom n'impose pas; mais...

LE COMTE. H

Cela peut Lien être.

PHILINTE

Tel qu'il est, puisqu'il faut qu'il vous soit décliné,

[en faisant une profonde révérence.) Je m'appelle Philinte.

LE COMTE

Oh ! j'ai donc deviné.

Je vous ai reconnu d'abord aux révérences.

PHILINTE, d'un air très humble. Je ne puis vous marquer par trop de déférences Combien je vous honore.

LE COMTE

Et vous avez raison.

Mais de quoi s'agit-il? Parlez-moi sans façon.

PHILINTE

Valère est mon ami ; vous le savez, je pense.

LE COMTE

Que m'importe cela?

PHILINTE

Tantôt en sa présence, Si j'en crois son rapport, et j'en suis peu surpris, Vous m'avez honoré... d'un assez grand mépris.

LE COMTE

11 vous exaltoit fort; moi, j'ai dit ma pensée. Votre délicatesse en est-elle blessée?

PHILINTE, faisant la révérence.

Ah , monsieur! point du tout: je me connois; je croi

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