I. E c o M T E , fl« notaire
Continuez. Baron De Montorgueil.
"'^ — -- j^j JOSSE.
Orgueil.
LE COMTE, d'un ton ampoulé.
Bon. Marquis de Tufière. L I s I M o N .
Quoi ! vous êtes marquis?
LE COMTE
Proprement c'est mon père;.' Mais comme après sa mort j'aurai ce marquisat, J'en prends d'avance ici le titre en mon contrat.
L I SI M o N , lui frappant sur l'épaule. C'est bien fait, mon garçon ; la chose t'est permise.
( à Isabelle. ) Je te fais compliment, madame la marquise.
M. .rossE, au comte.
Est-ce tout?
LE COMTE, se levant.
Comment, tout? Seigneur....
M. JOSSE
Et caetera.
Cette tirade-là jamais ne finira.
L E COMTE
Mettez, et autres lieu-v, en très gros caraclcrc.
ISABELLE, à demi-voix , à Lisette.
En lettres d'or.
LISETTE, à demi-voix , à Isabelle
Paix donc.
ISABELLE, à demi-voix à Lisette.
Je ne saurois me taire.
Je ne puis me prêter à tant de vanité.
LISETTE, à demi-voix ^ à Isabelle. C'est le foible commun des gens de qualité. Leurs titres bien souvent font tout leur patrimoine. .M . J o s s E , fl Lisimon .
( // lu. ) A vous présentement, monsieur. Messire Antoine Lisimon...
LE COMTE, d'un air surpris.
Antoine?
LISIMON.
Oui.
LE COMTE
Quoi! c'est là votre nom?
Antoine! Est-il possible?
LISIMON.
Eh! parbleu, pourquoi non?
LE COMTE
Ce nom est bien bourgeois!
LISIMON.
Mais pas plus que les autres Je crois que mon patron valoit bien tous les vôtres.
LE COMTE, d'un air dédaitfneux.
Passons, monsieur, passons, ^'os titres? c'est le point Dont il s'agit ici.