SCÈNE X
KÉRINE
Pourquoi?
PASQriN.
Parceque mon maître m'a défendu d'en parler; et c'est pour cela que je meurs d'envie de te le dire. Oh ! le pesant fardeau qu'un secret ! Veici ce que c'est... Mon maître... Alte là, M. Pasquin! vous allez faire une sottise.
NÉRIKE.
Tu aurois quelque chose de réservé pour moi, pour ta maîtresse?
vxsqviy.
Je demeure d'accord que cela n'est pas dans les règles; mais je songe en même temps que ma maîtresse est fille. Quiditfdle suppose une personne incapable de se taire, et forcée à révéler le plus grand secret, ou à crever dans les vingtquatre heures.
N'appréhende rien; je suis plus forte qu'un homme, moi, sur la discrétion. Parle, ou je romps avec toi.
P.\SQriK.
Tu me prends par mon endroit sensible... (à part.) Allons, il faut parler.... Les plus grands j hommes font des folies pour ces animaux -là... (<7 Nciitie.) Personne ne peut-il nous entendre?
4i I.E TRIPLE MARIAGK.
Non , si tu ne cries bien fort.
PASQUIN
Diable, ce ne sont pas ici des jeux d'enfants.
Comment donc?
PASQUIN
Si on découvroit le mystère , mon maître pourroit être déshérité. Cela va là, tout au moins.
^ÉR INE
Diantre !
r ASQU IN.
Et moi, tout au contraire, je pourrois hçriter d'une centaine de coups de bâton. Je n'aime point ces aubaines-là.
NÉ RI NE
Tu ne fais qu'irriter ma curiosité... D'oii venezvous?
Nous venons... (rt/7e?ceva«tO>'on(e.)Malepeste! voici le bon-homme... Il faut que je le dépayse adroitement sur le sujet... Laisse-nous... J'irai te rejoindre tout-à-l'heure.
( Nériue sort. )
SCÈISE XL