‹ Chefs-d'œuvre dramatiques (volume 2)Chapitre 24 sur 233 · ORONTE, PASQUIN · texte numérisé non relu

ORONTE, PASQUIN

ORONTE, à part, sa7is voir d'abord Pasquiii. Me jouer de la sorte !

p A s Q r I >' , h part.

Il paroît en colère.

OROXTE, à part.

Me débiter avec effronterie une pareille histoire !

p.'VSQUis, à part.

Serions-nous découverts?

OROXTE, h part.

Avoir l'audace de soutenii- qu'il vient du château de Chtandre !

PASQUIN, à part.

La mine est éventée.

OROSTE, a part.

Jevoudroisbien savoir si ce maraud de Pasquin aura aussi l'insolence de me soutenir cette imposture.

pASQt:i>', à part.

Il n'y manquera pas.

o R o 5 T E , Vapercevan t.

Plaît-il?... Ah! vous voilà! Je suis bien aise de vous trouver ici, monsieur le coquin.

PASQUIN

Bonjour, monsieur... Comment vous portezvous?

Ce ne sont pas là tes affaires.

PASQt;iN.

Pardonnez-moi, monsieur. L'intérêt que je prends à votre chère santé fait que, dans le moment où je suis éloigné de vous, mon cœur, prévenu de sentiments de la plus vive tendresse... se livre à des inquiétudes dont l'excès tendre et passionné... Enfin, vous vous portez bien, et je m'en réjouis.

ORONTE

Traître ! il n'est pas question de tout ce galimatias, et il faut que tu me dises...

PASQuiN, l'interrompant.

Tout ce qu'il vous plaira. De quoi s'agit-il?

ORONTE

De me faire savoir où mon fds a passé toute la semaine.

PASQt;iN.

Est-ce qu'il ne vous l'a pas dit?

ORONTE

U m'a dit que c'étoit au château de Clitandre.

l'ASQUIN.

Eh bien, c'est la vérité.

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