‹ Chefs-d'œuvre dramatiques (volume 2)Chapitre 47 sur 233 · OHO'TE · texte numérisé non relu

OHO'TE

Ah! monsieur le maître à danser, vous montriez donc à ma fille sans ma permission?... Oh çà ! mes enfants, je vous pardonne vos fautes et vos folies , mais à condition que vous me pardonnerez les miennes.

V\LÈRE

Comment donc, mon père?

ORONTE

Je me suis marié secrètement aussi, moi qui vous parle.

P.\SQUIN.

Sans notre consentement !

Je ne voulois point déclarer cette affaire, de peur de vous chagriner ; mais voici l'occasion de nous excuser tous mutuellement.

VALÈRÈ.

r'aites-nous voir notre belle-mtre, et nous la recevrons avec tout le respect et toute la tendresse que nous vous devons.

ORONTE

Elle est aussi de la mascarade, et c'est pour elle que j'avois fait la fête... (à Célimene. )J)ai-

76 I,F, TRIPLE .MARIAGF..

f;nez vous montrer, madame, et recevoir (:e> jeunes e'poux pour vos enfants.

célimÉne.

Je suis trop heureuse d'entrer dans une si aimable famille. J'espère qu'ils seront aussi contents de moi que si j'étois leur propre mère. p A S o u I N , à Nérine.

Nerine, donnerons- nous notre consentemetit .1 ce dernier mariage-là?

NÉRINE

On pourroit le critiquer; mais, allons, il faut publier une amnistie ge'nèrale.

j .w o T T E , h Oronte.

Mon papa, j'ai encore une grâce à vous demander.

ORONTE

Comment, morl)ieu ! petite friponne! vous étes-voiis aussi marif-e secrètement?

J AVOTTE.

Non, mon papa : je ne veux l'être que de votre main ; mais je vous prie que ce soit bientôt.

ORONTE

Nous verrons... (ri part.) Parbleu! c'est une rage qui a gagné toute ma famille.

PASQUIN

L'assemblée s'impatiente; commençons le divertissement.

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