SCÈNE III
ARISTE, LE M A R Q U 1 S , iNl É L IT E.
MÉLITE, à pari.
Je brûle de savoir s'il a fait confidence Du secret au marquis.
LE MARQUIS, « MèlUc.
J'ai rompu le silence.
Madame, et j'ai tout dit à cet ami commun.
i4o LK l'IlILOSOl'IlK MAinÉ.
\1ÉLITE
l-.l f|Uoi ?
LE MARQUIS
Notre secret.
Nous n'en avons aucun , Vous et moi. Vous m'aimez, si je veux vous eu croire; Je ne vous aime point : voilà toute l'histoire. \
ARISTE, à Métite.
Vous ne la chargez pas d'ornements superflus.
mÉlite, aumarquis.
Avez-vous quelque chose à lui dire de plus ? Parlez.
ARISTE
Ne cachez i-ien.
MÉLITE
Qu'avez- vous à répondre?
LE MARQUIS
Hien des choses.
MÉLITE
Voyons.
LE MARQUIS, à Métite.
Et, pour ne rien confondre, .le m'en vais commencer par vous parler de lui. J'ai soupçonné long-temps, même jusque aujourd'hui , Qu'il vous aimoit, madame, et qu'en secret peut-être Il prétendoit à vous; mais il m'a fait connoitre Qu'à la philosophie uniquement soumis Il n'a\ oit rpie l'honneur d'être de vos amis. Ci't aM II r|u'à moi-même il vient ici de faire