‹ Chefs-d'œuvre dramatiques (volume 2)Chapitre 91 sur 233 · ACTE III, SCÈNE III. i · texte numérisé non relu

ACTE III, SCÈNE III. i

M É L I T E , d'un air piqué.

Et sachez, pour ne pas l'éclaircir à demi , Qu'il n'y prend d'autre part que celle d'un ami, Tout prêt à me blâmer, tant il est juste et sage. Pour peu que contre moi vous ayez d'avantage.

Ah! je vous en réponds. Fiez-vous-en à moi.

LE MARQUIS

Vous verrez à quel point ira ma bonne toi.

ARISTE

Dépêchez.

LE MARQUIS

Je dis donc, sans aucun préambule , Que lorsque je lui fis un aveu ridicule De mes feux ( car il faut l'avouer franchement , Je sais que je m'y pris très ridiculement). Elle me répondit par un éclat de rire, Oui me déconcerta plus que je ne puis dire.

ARISTE

Pa.ssous. Jusqu'à présent elle n'a point de tnrt.

LE MARQUIS

Piqué jusques au vif, je jurai , mais trop fort, De ne la plus revoir; et quelques jours ensuite, V.n sortant de chez vous, je lui rendis visite. Je crus qu'elle riroit d'un aussi prompt retour; ^Mais, d'un grand sérieux accueillant mon amour, Elle me fit trembler, et près d'elle en silence. Pour la seconde fois je perdis contenance.

ARIST e.

Avancez.

i44 LE PHILOSOPHE MARIE.

LE MAUQUIS.

Je sortis sans lui dire un seul mot, Sentant que je m'étois comporté comme un sot,

Ensuite?

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