‹ Chefs-d'œuvre dramatiques (volume 2)Chapitre 97 sur 233 · SCÈNE VU · texte numérisé non relu

SCÈNE VU

LEMARQULS,CÉLIANTE;DAMON,7«/5e(ic«f

fians l'éloignement, et les écoute sans être aperçu.

LE MARQUIS ^feignant de se retirer.

Je crains de m'exposerait pouvoir de vos charmes.

cÉliante, d'un air gracieux.

Us sont trop peu brillants pour causer tant d'alarmes.

LE MARQUIS

Déjà depuis long-temps, je l'avoue à regret,

Mon cœur vous rend , madame, un hommage secret.

CÉ LIANTE

(à part. ) ( au marquis. }

Oh ! je m'en doutois bien. Un penchant légitime Pour vous depuis loug-temps m'inspire de l'estime.

LE MARQUIS

Votre estime, madame, est-elle le seul prix Qui dût récompenser un cœur vraiment épris?

CÉLIANTE.

Vous vous piquez, marquis, de tant d'indifférence , Que lorsqu'on vous estime, on fait beaucoup, je pense.

LE MARQUIS

Mais si je me rendois à vos divins appas , Si je vous l'avouois?

CÉLIANTE.

Je ne le croirois pas.

LE MARQUIS

Pourquoi voudriez-vous refuser de me croire?

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