ACTE V, SCÈNE III
Dépêche- toi donc.
MAÎTRE NICOLAS, bctS.
Vous savez , monsieur, que le sommelier etmoi j'étions tous deux amoureux, sauf correction, d'une jeune drôlesse qui n'est pas mariée ?
LE BARON, bas.
D'une fille?
MAÎTRE NICOLAS, à part.
Comment peut-il savoir cela ?
LE BARON, bas.
Poursuis.
MAÎTRE NICOLAS, 6«S
Or, parcequ'elle avoit accoutumé, ne vous déplaise , de venir quelquefois batifoler avec moi dans mon jardin, ils ont tous dit que pour son honneur il falloit...
le baron, l'interrompant y bas.
Que tu l'épousasses?
MAÎTRE NICOLAS, bas.
Pargué! vlà un homme bian savant !
LE BARON, bas.
Après !
MAÎTRE NICOLAS, bas.
Or donc, je l'ai épousée; et aile est accouchée de deux enfants.
ioo LE TAMBOUR NOCTURNE.
LE BARON , bas.
Jumeaux ?
MAÎTRE NICOLAS, à part.
C'est prodigieux comme il devine !
LE BARON, bas.
Est-ce tout?
MAÎTRE NICOLAS, bas.
Sauf votre respect, mon bon monsieur, je serois curieux de savoir si effectivement ces deux innocents sont de mon estoc ?
le baron, bas, en le faisant tourner plusieurs fois autour de sa baguette.
Il faut voir.... Viens tourne.... Encore....
Vite.
maître pierre, bas , à La Ramée, en lui montrant maître Nicolas.
Regardez, regardez maître Nicolas! Que
diantre fait-il là? Je crois qu'il court le loup-garou.
le baron, bas , h maître Nicolas.
Ces deux enfants, dis-tu, sont jumeaux?
MAÎTRE NICOLAS, bas.
Oui... Suis-je leur père, à tous deux?
LE BARON, bas.
Il y en a un...
maître nicolas, r interrompant , bas.
Qui n'est pas de moi?... Je l'ai dit à madame