‹ Chefs-d'œuvre dramatiquesChapitre 130 sur 326 · ACTE V, SCENE III · texte numérisé non relu

ACTE V, SCENE III

Catau Mais elle prend toujours le parti du

sommelier!

LE BARON, bas.

C'est qu'il a la clef de la cave.

MAÎTRE NICOLAS, à part.

Comme il a deviné cela sans rêver !... Ah ! si mon pauvre maître étoit encore en vie, ça ne se passeroit, morgue, pas comme ça.

LE BARON, bas.

Feu monsieur le baron étoit donc un bon maître?

MAÎTRE NICOLAS

S'il étoit un bon maître? Il n'y en aura jamais un si bon. Demandez à mes camarades.

le baron, à La Ramée et à maître Pierre. Dites-moi, mes enfants, aimiez-vous bien monsieur le baron ?

la ramée, pleurant.

Ah! monsieur, tout le monde Taimoit.

maître pierre, pleurant, au baron.

Quand la nouvelle de sa mort vint dans le pays, chacun se mit à pleurer, hommes, femmes, petits enfants.

maître nicolas, sanglotant, au baron.

C'étoit le meilleur voisin.

maître pierre, au baron.

C'étoit le meilleur ami.

la r a m ée, au baron.

Cétoit le meilleur mari.

MAÎTRE NICOLAS, ClU baYOÏl.

On l'appeloit le soutien des veuves.

maître pierre, au baron.

L'appui des orphelins.

la ramée, au baron.

Le père des pauvres... Ah! ma pauvre maîtresse ! elle a bien perdu, aussi bien que nous. le baron.

Fut-elle bien affligée de la mort du baron?

la ramée.

Elle a pensé mourir de douleur; et je suis sûr qu'elle le regrettera toute sa vie... Nous le pleurons tous les jours avec elle...

le baron, a part , et attendri.

Voilà la plus belle oraison funèbre que l'on me fera jamais... Ces pauvres gens me fendent le cœur. . . Il me tarde de redevenir leur maître , pour les récompenser comme ils méritent.

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