‹ Chefs-d'œuvre dramatiquesChapitre 132 sur 326 · ACTE V, SCENE V. 2oS · texte numérisé non relu

ACTE V, SCENE V. 2oS

n'aurois jamais cru que Léandre fût capable d'une entreprise si odieuse. Le traître veut tromper ma femme; mais...

m. pincé, l'interrompant.

Vous n'avez pas lieu de vous plaindre de lui. Souvenez -vous, s'il vous plaît, que vous êtes mort, et qu'ainsi vous n'avez plus de droit sur madame; car la mort éteint la possession. C'est une maxime établie par la loi Qubd hanc.

LE BARON

Laissez là votre érudition, et me dites ce qu'est devenu le marquis.

m. pincé.

Il s'est sauvé à perte d'haleine; et quand il a été à deux cents pas du château , il a envoyé chercher sa chaise, il a sauté dedans, et l'a fait partir avec tant de vitesse qu'on l'a perdu de vue en un moment.

LE BARON

L'aventure est plaisante. En un seul jour ma femme aura eu trois prétendants, qui se seront succédé l'un à l'autre. Léandre a chassé le marquis, et je ferai déguerpir Léandre.

M. PINCÉ

C'est comme un clou qui chasse l'autre... (riant.) Ha, ha, ha, ha!... Pardonnez-moi cette petite saillie de gaieté.

2o6 LE TAMBOUR NOCTURNE.

LE BARON

Je vous la pardonne volontiers, pourvu que vous songiez à ce que vous avez à faire. Ce que je vous recommande principalement, c'est la diligence.

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