‹ Chefs-d'œuvre dramatiquesChapitre 160 sur 326 · SCÈNE VI · texte numérisé non relu

SCÈNE VI

GORJU, SANSPAIR.

GORJU

Le dîner est prêt.

SANSPAIR.

Je n'ai plus d'appétit.

Qu'on diffère à servir jusqu'à ce qu'il revienne. ( // lui présente le portrait sans le lâcher. ) Tenez. Dans la maison qui fait face à la mienne, Chez le marquis d'Arbois, reportez ce portrait : J'apprends que c'est celui de sa fille. gorju, le regardant.

En effet, J'y fais réflexion ; je crois la reconnoître, Et l'avoir vue un jour long-temps à sa fenêtre Qui regarde chez vous. Il me sembloit...

sanspair, sans donner le portrait.

Partez.

GORJU

Quelle noble victoire enfin vous remportez!

SANSPAIR.

Finissons, s'il vous plaît; la louange m'assomme.

GORJU

Ketivoyer le portrait est plus du galant homme, Que d'obliger la dame à venir le chercher.

SANSPAIR.

Partez donc.

i48 L'HOMME SINGULIER.

GORJU

Mais, monsieur, il faut me le lâcher, sanspair, vivement.

Quoi? (

gorju, du même ton.

Le portrait.

SANSPAIR.

Tenez. Malgré la peine extrêm< Je ferai mieux, je crois, de le porter moi-même; La politesse oblige à cette honnêteté.

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